La Coupe du monde est un succès public et médiatique certain. L'engouement autour de la compétition ne touche pas seulement l'audience traditionnelle du rugby, mais s'étend aux jeunes, aux femmes. Max Guazzini, le président du Stade Français, revient dans une interview dans L'Equipe de mercredi sur la folie rugby qui s'est emparée du pays, et donne quelques clés pour la pérenniser.

«On avait décelé cet engouement à Paris, où l'on avait démontré l'existence d'un gros potentiel, explique-t-il tout d'abord. Au Stade Français, on a toujours essayé de cibler un public jeune et féminin, en se disant que les initiés suivraient de toute façon.» Un pari payant pour le club de la capitale, qui parvient à remplir le Parc des Princes voire le Stade de France pour certains matches de Championnat ou de Coupe d'Europe.
«Je pense que l'on a su donner une image plus familale et plus festive qu'auparavant, déclare-t-il à propos de la communication autour de la Coupe du monde. Après on ne sait jamais comment cela va se passer, c'est le public qui choisit de regarder ou pas. Et ce nouveau public se rend compte que l'on ne s'ennuie pas dans un match. Impossible de voir un 0-0. Et même si les règles sont compliquées, le fond est simple.»
Maintenant, il va falloir profiter de cet enthousiasme général pour que le rugby ne soit pas juste un phénomène de mode, et ce sera sûrement le plus difficile. Le président du Stade Français donne quelques pistes à exploiter : «Il faut veiller à favoriser la pratique du rugby, en ayant par exemple des terrains d'entraînement. Il faut essayer de comprendre que le rugby est un sport du XXIe siècle. Les gens ont évolué, il faut agir en conséquence. Mais c'est difficile car chacun a sa culture. Il y a un potentiel, aux clubs de savoir l'exploiter.»
a bientot
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